Avez-vous entendu parler des Instantanés ?

Griffe 100% locale, Les Instantanés c’est le souvenir de Bordeaux made in Bordeaux parfait à ramener chez soi. Ses deux parents : Camille et Florian, vouent un culte à la ville et la mettent en valeur associant photo et illustration.

Avec la ville en passion commune, c’est tout naturellement que nous les avons rencontrés.

Bonjour Camille et Florian !

Anaïs : Alors, Les Instantanés, kesako ?

CAMILLE : Ce sont des affiches et cartes postales créées PAR et POUR des amoureux de Bordeaux et plus largement du Sud-Ouest ! Une partie des Instantanés est issue de nos photos, travaillées façon polaroïd, et l’autre est totalement illustrée. Dans les deux cas, tout est imaginé mais aussi imprimé ici à Bordeaux. Une vraie marque made in Bordeaux quoi !

Anaïs : Et pour ceux qui ne vous connaisse pas, qui êtes-vous ?

CAMILLE : Pour ma part je suis blogueuse et community manager freelance. Mon truc, c’est la découverte de chouettes adresses et de bons plans, notamment à Bordeaux, et surtout le partage à travers mon blog www.camilleinbordeaux.fr et mon compte Instagram. Les Instantanés sont donc la suite logique du blog. Si je peux valoriser Bordeaux sous toutes ses formes, je le fais ! J’ai d’ailleurs aussi co-écrit un guide sur la ville il y a 2 ans.

FLORIAN : Moi, je vis à Bordeaux mais je suis né et j’ai fait mes études à Toulouse. J’ai un Master II en Arts Appliqués et j’ai crée mon studio de création « Studio 71 BIS Édition » qui me permet de partager, expérimenter et devenir une sorte de « Designer global ».

Anaïs : Vous nous parlez de la manière dont est né le projet ?

CAMILLE : J’ai rencontré Florian il y a 3 ans et ça a été un coup de foudre amical ! A l’époque j’avais écrit un article sur lui car il illustre (à merveille) les chats. Après notre rencontre je lui ai parlé de mon envie de créer une marque de cartes postales bordelaises et évidemment je lui ai demandé si ça l’intéressait de travailler avec moi. Il a tout de suite dit oui ! Et tant mieux car sans son talent de dessinateur, on n’aurait jamais pu créer Les Instantanés.

FLORIAN : Elle a oublié les gâteaux ! Parce que, oui oui ce projet est né grâce ou à cause d’une addiction commune au sucre qui nous a entraîné dans cette histoire de fou : devenir amis et associés, lancer une marque… Comme quoi rien ne vaut les bons gâteaux !!!!!!

Le processus de création

Anaïs : Comment se passe le processus de création ?Avez-vous des rôles “strictes” et bien définis ?

CAMILLE : Globalement on prend tous les deux part à toutes les étapes de création. Evidemment c’est Florian qui dessine les affiches illustrées, moi j’en suis incapable. Mais il le fait toujours dans la discussion, on échange beaucoup “tiens, là je décalerai tel élément, là j’essaierai avec un autre dégradé de rouge etc.”. On ne fait jamais rien, du dessin à la communication, sans avoir tout validé ensemble. Mais si on devait délimiter les rôles, Florian est à la création et au conseil technique côté impression et moi je suis à la communication et aux relations avec nos points de vente.

FLORIAN : Je suis un peu de l’ancienne école, même si je suis le fruit de l’ère numérique.

Je commence toujours par crayonner avant de passer à l’ordinateur. Ça me permet de mettre en place et de choisir les détails à mettre en avant pour raconter au mieux mon histoire. Bien que mon travail soit essentiellement numérique, mon outil préféré reste le bic noir que je trimballe partout «juste au cas où». Pour créer une illustration, il me faut beaucoup de temps de réflexion (plus d’une semaine) : dans ma tête je choisis le point de vue puis j’étoffe en imaginant plan par plan ce qui peut se passer. Vient ensuite la partie où je crayonne mon idée puis la partie conflictuelle entre le dessin et l’illustration finale, où il faut simplifier le contenu afin de ne laisser que l’essentiel (j’ai toujours tendance à surcharger les choses en dessin).  En général je fais deux propositions que l’on examine avec Camille, je re-bidouille deux ou trois trucs, puis en nous faisons valider à nos conjoints, plus pour avoir leur approbation que pour un coup d’oeil critique (on aime pas trop la critique ;)). Quand c’est ok, on trinqueon fait imprimer par notre super imprimeur bordelais et on est fiers de nous (parfois on doute un peu aussi en attendant les épreuves imprimées mais ça on le dit pas !). On se régale de travailler ensemble et sur un si joli sujet que Bordeaux !

Pourquoi Bordeaux ?

Anaïs : C’est votre ville chérie (et la nôtre aussi), d’accord, mais qu’est-ce que vous aimez chez elle au point de vouloir l’illustrer sous toutes ses coutures ? 

CAMILLE: Oui Bordeaux on t’aimmmme ! Visuellement c’est surtout une ville qui regorge de monuments caractéristiques aux lignes fortes : entre le pont Chaban, la Grosse Cloche et le Miroir d’eau… il y a une belle variété de formes et de styles. Et puis à la base, on a lancé les Instantanés avec les cartes postales photos (les illustrations sont venues après). Et de ce côté-là, Bordeaux est quand même très photogénique ! Il y a des variations de lumières, de couchers de soleils, d’ambiance incroyables.

FLORIAN: Parce que Bordeaux c’est beau (et en plus ça rime) ! Plus sérieusement j’adore l’architecture et je trouve qu’il y a ici des bâtiments vraiment très symboliques, identitaires, que les bordelais autant que les touristes aiment regarder, photographier. Moi j’ai voulu les illustrer !

Anaïs : Comment choisissez-vous les monuments à mettre en avant ou les “moments de vies” à photographier ?

FLORIAN : Venant d’ailleurs, nous nous sommes demandés ce que l’on aimerait  avoir comme illustration de Bordeaux. Il était donc évident que je voulais représenter mes / nos monuments favoris. Et ce qui tombe bien, c’est que tout le monde les aime aussi 😉

Anaïs : Vous réalisez des commandes personnalisées ?

CAMILLE : Oui ! Florian adore ce type de challenge d’ailleurs ! On l’a fait pour Médoc Atlantique (offices de tourisme) et on s’apprête à le faire pour des châteaux !

FLORIAN : Bien sur et c’est toujours avec un grand plaisir. J’ai la collectionnite, j’adore que l’on me propose de nouveaux sujets !!!

Le bleu bordelais

Anaïs : On dit souvent que Bordeaux est une ville bleue et c’est la couleur qui prédomine dans vos affiches, coïncidence ?

CAMILLE : Exact dès la première affiche on a trouvé que ce bleu se mariait bien à la couleur des pierres bordelaises. Mais il y a aussi une autre couleur fétiche pour nos affiches : toutes ont un détail rouge. Ce mix de ciel bleu et de détail rouge est notre marque de fabrique !

FLORIAN : Pour moi c’est la lumiere de l’océan, ce n’est pas un hasard si elle est très présente dans nos créations car j’ai cherché à reproduire ces tons qui pour moi sont “non naturels”. Venant de toulouse, la ville rose où tout est chaud, c’est une lumière qui, même quatre ans après mon installation ici, reste intrigante. J’aime beaucoup ces bleus très froids et cristallins que l’on trouve dans les ciels d’ici, très différents de ceux du sud et de la méditerranée, ils sont l’essence même de cette région. À chaque région son ciel, à chaque illustration un bout de celui d’ici .

Anaïs : Si vous deviez être une de vos affiches ou cartes postales, laquelle vous représente le mieux et pourquoi ?

CAMILLE : Aïe….dur de choisir ! je crois que j’aime particulièrement la poésie du miroir d’eau et de son ballon rouge qui s’envole. Mais j’adore aussi le pont Chaban-Delmas et son vélo rouge, d’une part car j’ai habité à deux pas de ce pont et d’autre part car je trouve le graphisme particulièrement réussi !

FLORIAN : Pour moi sans hésitation ce serait …. La Grosse Cloche ! Le premier bâtiment que j’ai vu à bordeaux quand je suis venu enfant ! J’adore la lumière qui y change tout le temps. Pour moi c’est le monument incontournable de la ville.

Avoir une affiche

Anaïs: Où est-ce que l’on peut vous retrouver si l’on veut acheter l’une de vos affiches et/ou cartes postales ?

CAMILLE : Nous avons une trentaine de points de vente entre Bordeaux, le Bassin et les Offices de Tourisme du Médoc Atlantique. Sur Bordeaux notamment vous trouverez la majorité de nos affiches et cartes chez WAN (1, rue des Lauriers) mais aussi une belle sélection à l’Échoppe de la Lune (hangar 18, quai de Bacalan).

FLORIAN : Dans les meilleures boutique du coin évidemment !

Anaïs : Du coup vous connaissez la ville par coeur. Si j’avais une après-midi à tuer entre deux trains, je ne sais pas quoi faire ni où aller à Bordeaux, que me conseilleriez-vous ? 

CAMILLE : Moi je te conseille d’aller sur mon blog !!! J’ai notamment écrit un article qui répond aux questions que les touristes me posent toujours : 100 idées d’activités et sorties à Bordeaux. Il compile les monuments à visiter, les choses insolites à voir, les endroits gourmands etc.

FLORIAN : La meilleure façon de découvrir une ville c’est de s’y perdre ! Avec quelques heures à tuer, on peut en découvrir bien plus sur une ville, ses gens, ses ambiances et sa manière de vibrer et de vivre en partant au hasard plutôt qu’en suivant un sentier balisé. Cela peut paraître un peu déroutant mais c’est comme ça que l’on rencontre vraiment une ville. Le hasard fais toujours bien les choses et s’est souvent quand on s’y attend le moins qu’au détour d’une ruelle on tombe sur le Colisé ( ou la grosse Cloche pour rester à Bordeaux ) !